jeux video ○ inside

Qu’est ce qui fait qu’un jeu vidéo est beau ? Où se situe réellement la beauté dans l’expérience vidéoludique ? Au-delà de la simple fluidité, des graphismes ?

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SHARE ○ LOCAL EYES

Tandis que vos amis partent en Islande et inondent votre instagram de #iceland #moutain #cold, Charles-Antoine et Lucie ont décidé de partager plus profondément leur expérience du voyage et de l’image.

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PORTRAIT CHINOIS ○ Blandine Pannequin

Qui es-tu ?
Je suis Blandine Pannequin et je suis illustratrice. J’ai un diplôme de direction artistique depuis 2015. J’aime les animaux, la musique, manger et évidemment dessiner.

Peux-tu nous présenter rapidement ton travail et ton univers ?
Mes dessins mêlent un travail au trait et des aplats de couleurs. Dans mes illustration j’aime raconter quelque chose avec un peu de détails, d’ailleurs je n’aime pas parler pour ne rien dire ça doit être lié. J’aime dessiner des animaux, des têtes de profil et des petits objets.

Si tu étais un peintre ?
Impossible de choisir. Pour vous consoler si j’étais un tableau je serais Une cour à Chaville de Sisley, les couleurs sur l’œuvre originale sont magnifiques.

Citation d’Andy Warhol par Blandine Pannequin

Citation d’Andy Warhol par Blandine Pannequin

Si tu étais un illustrateur ?
Moi ! Bon d’accord, à choisir je serais Jon McNaught ou Robert Hunter.

Si tu étais une couleur ?
Le bleu. C’est beau.

Si tu étais un personnage historique ?
Cléopâtre pour avoir des félins comme animaux de compagnie.

Si tu étais un animal ?
Un chat pour me prélasser toute la journée et embêter les humains.

Si tu étais un film ?
Je préfère être un disque dur pour être pleins de films : Boyhood, Paris Texas, In the Mood of Love, Winter’s bone…

Si tu étais une bd ?
The New Ghost de Robert Hunter et de manière générale, j’adore les romans graphiques.

Si tu étais une chanson ?
That’s The Way (I Like It) de KC & The Sunshine Band… Cette chanson me trotte dans la tête en ce moment, je dois être de très bonne humeur.

Si tu étais un musicien ou un groupe ?
Air, les chansons de ce duo français sont envoûtantes.

Si tu étais les œuvres d’un/e architecte ?
Je serais La maison sur la cascade de Franck Lloyd Wright : un coin de tranquillité dans la nature.

Si tu étais un auteur ?
Gillian Flynn, l’auteure de Gone Girl, je lis ses thrillers en ce moment.

Si tu étais un bouquin ?
Sharp Objects de Gillian Flynn du coup.

Si tu étais un endroit ?
Florence, j’y suis allée c’était cool du coup j’y retourne cet été.

Si tu étais une destination ?
’Amérique du Sud, j’ai envie d’y aller.

Propos recueillis par Emma Péquin

Pour découvrir le travail de Blandine : blandinepannequin.com

GIG ○ HMLTD

Une pinte dans la main et le pied qui tapote le sol, je prends le temps de jeter un oeil au public qui m’entoure ce soir à Stokey. Je suis particulièrement intriguée par cette fille et son giga appareil photo – quasiment anachronique dans ce lieu – qui habite l’espace entre le public et l’artiste sur scène.

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PORTRAIT ○ Riikka Hyvönen

Lorsque le sang décide de s’épancher sous notre peau, de couler hors des sentiers battus, apparaissent sur nos cuisses ou nos avant-bras de plus ou moins larges explosions de couleurs. Feux d’artifice sur notre corps que l’artiste finlandaise Riikka Hyvönen se plait à peindre au format xxl.

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PORTRAIT CHINOIS ○ Gwendoline Blosse

Qui es-tu ?
Gwendoline Blosse, je suis une illustratrice/graphiste et auteure de bande dessinée. Je vis et travaille à Nantes.

Peux-tu nous décrire ton travail en quelques mots ?
J’essaye de faire des images qui ont du sens avec un torrent de couleurs.

Si tu étais un peintre ?
Certainement le postimpressionniste Paul Sérusier, et son mouvement les « Nabis ». J’aime l’utilisation de ses couleurs pures, et l’exagération de ses sujets.

Si tu étais un illustrateur ?
Gus Bofa, qui est pour moi le maître de tous !

Si tu étais une couleur ?
Le vert… Parce que c’est la première couleur que l’être humain a su discerner. C’est celle qui a aussi le plus de nuances.

Si tu étais un personnage historique ?
Euh…y en a tellement… Je dirais Willy Wolf, l’acrobate polonais mort en 1925, lors de son ultime « saut de la mort ». C’est un personnage très populaire à Nantes. J’admire son obsession à toujours vouloir se surpasser, jusqu’à la mort. Ce fut une vraie tragédie…

Si tu étais un animal ?
Le corbeau, il est terriblement intelligent. Il est aujourd’hui symbole de mauvaise augure, mais ça n’a pas toujours été le cas…

Si tu étais un film ?
« Liberté-Oléron » de Bruno Polalydès… Ce film démontre comment on peut péter les plombs lors des vacances d’été. (Les grandes vacances finissent toujours par me déprimer).

Si tu étais une BD ?
Asterio Polyp de David Mazzucchelli, c’est l’histoire d’un riche et brillant architecte qui se retrouve du jour au lendemain SDF, dépossédé de tous ses biens… Il doit alors recommencer toute sa vie. Magnifique !

Si tu étais un musicien ?
Moondog, un musicien talentueux aveugle, qui par ses choix vestimentaire et excentrique, s’est fait refouler du « gratin » de la musique sérieuse. Il a fini par jouer dans la rue…

Si tu étais un architecte ?
Calatrava, pour ses œuvres monumentales et poétiques.

Si tu étais un bouquin ?
Florida Roadkill de Tim Dorsey, un thriller/polar rocambolesque et complétement barré !

Si tu étais un endroit ?
Une cuisine, la meilleure pièce dans un foyer, et puis j’aime bien cuisiner !

Si tu étais une destination ?
Au ciel, pour y retrouver ma mère et mon frère.

Merci Nowow <3 


Propos recueillis par Emma Péquin

our découvrir le travail de Gwendoline : gwendolineblosse.com

INTERVIEW ○ Emmanuelle Ly

Qui es-tu et d’où viens-tu ?
Je m’appelle Emmanuelle Ly. Je suis illustratrice, je vis à Lyon depuis quelques temps maintenant, mais je vais partir un peu en Asie à la rentrée. Je viens d’une petite ville à côté de Dijon, le genre de banlieue que Michel Houellebecq photographie à merveille! Mon père est cambodgien et ma mère est bourguignonne. Quand j’étais gamine je voulais devenir artiste-peintre. J’ai fait les beaux-arts et après ça, j’ai eu envie de me concentrer davantage sur l’illustration. Alors je dessine quotidiennement!

Peux-tu nous décrire ton travail / ton univers ?
Mon travail actuel est surtout figuratif. Je fais beaucoup d’illustrations en noir et blanc. J’utilise parfois de la couleur dans mes compositions, ça dépend s’il y a un brief. La plupart du temps, je crée des visuels pour des magazines indépendants. C’est passionnant l’univers DIY (do it yourself). Dès que je peux, je vais à des zine fest. Le mois dernier l’invité d’honneur de l’Elcaf était Jean Jullien. Il est tellement talentueux! Il y a la NY Art book fair en Septembre prochain organisée par Printed Matter, j’aimerais beaucoup y aller. J’adore la dynamique culturelle impulsée par la scène des arts graphiques, il y a une belle vitalité!

Dans quel but le fais-tu ?
J’ai besoin de créer, c’est ma manière d’extérioriser, de communiquer. Je dessine comme d’autres font de la musique ou cuisinent! Quand je vois le dessin d’un artiste j’ai l’impression qu’il y a une proximité immédiate qui s’établit, une sorte de lointain-tout-proche. C’est une manière de partager sa subjectivité et sa sensibilité. Et puis le dessin c’est un langage universel!

Quel est le message que tu veux transmettre ?
Je dirais que mon message est pluriel et polysémique car les choses résonnent différemment selon notre culture. On n’est pas forcément réceptif aux mêmes choses. C’est une question de point de vue. Je crois que l’expression artistique est un moyen pour rendre compte de nos expériences. Je suis assez séduite par l’idée que chacun puisse interpréter une image comme il l’entend. «C’est le regardeur qui fait l’œuvre» comme dit Marcel Duchamp.

Quel est ton rapport à ton public ?
Je suis quelqu’un d’assez solitaire, parfois réservée. C’est important de pouvoir partager mon travail avec le plus grand nombre. Montrer publiquement, c’est aussi s’exposer à la critique. J’aime bien avoir des retours immédiats! Tu sais directement si ça plaît. Rester à l’écoute c’est primordial pour garder le lien. On me dit souvent que je suis super accessible! Je prends ça pour un compliment.

Utilises-tu les réseaux sociaux ?
Oui, j’essaie d’être présente même si tous les réseaux n’ont pas la même fonction et ne se valent pas en termes d’audience. En tout cas, ça aide à avoir de la visibilité. Au début, j’étais énormément sur Tumblr, j’ai même un dessin qui a été reblogué plus de 13 k fois! Je n’y croyais pas, c’était carrément dingue! Tumblr est une chouette cour de récré, les gens postent de vraies pépites! J’ai un compte twitter mais c’est surtout pratique pour suivre l’info, faire de la vieille. J’ai quelques projets qui sont nés sur facebook, pourtant je n’ai toujours pas de fan page, il faudrait que j’en crée une, mais je ne suis pas une grande fan de ce réseau social. Et maintenant, je privilégie Instagram. Il y a une communauté de créatifs hallucinante! Et les commentaires et mp que je reçois me motivent vraiment! Le mois dernier, Rod Paradot a reposté un portait que j’avais réalisé lorsqu’on lui a remis le césar du meilleur espoir masculin, ça m’a fait super plaisir. Ah et il y a aussi un gars qui s’est fait tatouer un de mes dessins sur le bras il y a quelques jours, c’est plutôt flatteur!

Que ressens-tu en tant qu’artiste face à l’avènement d’internet ?
Il ne faut pas oublier qu’internet a été inventé par de joyeux hippies sous LSD financés par l’armée américaine! Pour moi, internet c’est l’agora moderne, c’est une synergie, un réseau de réseaux! C’est l’ère du self-media. On peut tous générer, créer et publier notre propre contenu, collaborer à des projets auxquels on n’aurait jamais pensés! C’est un terrain de jeu collectif formidable et une vitrine ouverte 24h sur 24! On est potentiellement connecté à tout le monde, on peut se balader partout! On touche du doigt le don d’ubiquité! C’est un super outils au quotidien pour découvrir de nouveaux univers! Mais c’est bien aussi de savoir débrancher, faire des pauses, prendre du recul, être off the grid quand c’est nécessaire.

Pour découvrir le travail d’Emmanuelle : emmanuellely.com

Propos recueillis par Emma Péquin

PORTRAIT CHINOIS ○ Julie Marchal

Bonjour ! :) Qui es‐tu ? 

Peux-tu nous présenter rapidement ton travail et ton univers ?
Bananes et réalité augmentée.

Si tu avais un film à vivre en vrai ?
E.T.

Si tu étais Marty Mcfly et si tu pouvais remonter le temps ?
Je retournerais en 5016 voir où en sont les insectes.

Si tu avais une cause perdue ?
Les insectes.

Si tu avais un kit de survie ?
Bourbon + sirop de sucre + bitter + zeste de citron.

Si tu avais un super pouvoir ?
Faire grandir les plantes en un instant.

Si tu étais un réalisateur documentaire ?
Werner Herzog.

Si tu avais un budget ?
Je ferais construire une ville sous la mer. Non, dans l’espace, non dans les arbres. En fait j’achèterais un Iphone.

Si tu étais une insulte rare et désuète ?
La chienlit.

Si tu avais un dernier souhait avant de mourir ?
Voir Naples, il parait que c’est ce qu’il faut faire.

Si tu étais l’animal sauvage qui sommeille en toi ?
Un lévrier afghan.

Si tu n’avais plus de limite ?
Je vendrais tout, ensuite j’achèterais tout.

Si tu étais un frigo ?
La planète Mars.

Si tu étais l’enfant de deux artistes célèbres ?
Harmony Korine et Chloë Sevigny.

Si tu avais une dernière œuvre à faire ? Quoi avec qui ?
Une mosaïque gigantesque représentant la fin du monde avec les derniers survivants de la Terre – destinée à un peuple extra terrestre qui aurait promis de nous sortir de là – en les attendant, donc.

Si tu avais une clef passe partout ?
J’irais chez Catherine Deneuve pendant son absence mais je ne volerais rien.

Si tu étais le génie de la lampe ?
Je commencerais une thérapie.

Si tu étais au pays imaginaire ?
Je ne m’habillerais plus.

Si tu étais un personnage d’Alice au pays des merveilles ?
Le lapin Blanc.

Si tu étais l’invention du XXIème siècle ?
Mon chat.

Si tu avais une collaboration avec un personnage historique ?
François Mitterrand.

Si tu vivais réellement une oeuvre ?
Le Jardin des Délices de Jérome Bosch.

Si tu étais une question à te poser ?
ue pensent vraiment les chats ?

Propos recueillis par Emma Péquin
Vous pouvez découvrir le travail de Julie Marchal
ici !

INTERVIEW ○ Kottie Paloma

« J’ai plein d’histoires à raconter » m’annonce Kottie comme un aveu. Dans son monde merveilleux, Superman a vendu son ceinturon doré pour quelques grammes de Kryptonite et les gangsters tatoués jusqu’au cou ont une voix plus aigue que celle de Axl Rose, le chanteur mythique des Guns N’ Roses, dans le refrain de « There was a time ».

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INTERVIEW ○ Salim Azzam

La tradition orale se pare d’une part picturale, se costume d’encre et de couleurs, se déploie avec pudeur sur le papier de l’artiste libanais Salim Azzam. Celui-ci tend l’oreille et la main aux habitants de petites communautés, notamment de son village natal Bater El Chouf.

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